Tamesloht


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STORIA DELLA REALIZZAZIONE DELLA ZAOUIA DI TAMESLOHT

STORIA

"(...) le Cheikh Sayyidi Abu Mouhamed Al-Ghazouani conduisit mon père au tombeau du Cheikh Ibrahim à Tamesloht, à une demi- journée de marche de Marrakech. Les lieux étaient vides, desséchés et sans eau. Le Cheikh dit à mon père : Abdellah, c'est ici que tu dois établir ta demeure, tu rendras grâce à Dieu ce pays prospère. Arrête-toi ici avec tes gens et tes enfants ! Maitre demanda mon père, de quel pouvoir suis-je investi ? Dieu, dit le Cheikh, te donne tout pouvoir sur les oiseaux nuisibles, tous ceux que tu citeras viendront à ton appel et tu auras le pouvoir de faire enfanter la femme stérile qui mangera les aliments que ta main aura touché. Reste ici ! Dieu, se servira de toi pour combler les habitants de bienfaits. Nous campâmes à Tamesloht : la terre était inculte, déserte et inhabitée. Ceci est de l'aveuglement, dis-je. Mon père me répondit : quiconque se trouve sous la protection des amis de Dieu ne doit avoir aucune crainte! La renommée d'Abdallah Ben Hussein se répondit partout. Par son pouvoir, les merveilles se produisaient innombrables. Ainsi, lorsque les animaux nuisibles, des sauterelles, s'abattaient sur un champ de céréale, il suffisait d'écrire une supplique au Cheikh, sur un morceau d'étoffe qu'on fixait ensuite sur roseau et de planter celui-ci-sur le sol, pour que les oiseaux et les sauterelles disparaissent à l'instant. (…) les habitants de Tamesloht m'ont raconté qu'irrite un jour contre ses fils, le Cheikh décida de quitter la ville; il se dirigea dans la direction de oued N'fis, tous les pigeons de la ville lui firent cortège en volant au dessus de sa tète, pas un seul ne resta à Tamesloht. Voyant ce miracle les habitants l'empêchèrent de partir (…)

La Zaouïa de Tamesloht, fondée au début du XVI siècle, joua un rôle de premier ordre dans le Haouz de Marrakech jusqu'au XIX siècle. Son importance religieuse, foncière et hydraulique crut progressivement, profitant de concessions héréditaires, du nombre important de ces sujets, et de sa non soumission à l'impôt.
Lorsque le cheikh Al Ghazouani de Marrakech conduit Moulay Abdellah Ben Hussein à Tamesloht, les terres irriguées par les khéttaras, construites par les Almohades trois siècles auparavant, sont retournées à la friche et désertifiées.
L'affaiblissement du pouvoir centrale aux XIV siècles entraine l'abandon des systèmes d'irrigation et le retour au bour des sols cultivés. Aussi, la tâche assignée au saint, de rendre ce pays prospère, semble irréalisable… Ibn Askar a recueilli au milieu du XVI siècle le récit du fils du santon Abdellah Ben Hussein, Ahmed, narrant cet établissement:


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